Psychothérapie

Psychotraumatologie

Psychotraumatologie

 

La psychotraumatologie traite les traumas psychiques. Ceux-ci sont des états émotionnels intenses où l’individu est atteint, blessé au cœur de son fonctionnement psychique, de ses valeurs, sa conception de lui-même, du monde et/ou d’autrui. Ils introduisent le plus souvent un sentiment de rupture dans la vie, le sens de Soi, et la représentation du monde.

Ces traumas peuvent survenir pendant l’enfance ou l’âge adulte, de manière ponctuelle ou répétée.

Une des caractéristiques essentielles des traumatismes est que l’individu se trouve / s’est trouvé démuni dans sa capacité à réagir sur le plan concret et sur le plan émotionnel face à une  situation donnée, et/ou après-coup au niveau des implications de cette situation et des réactions qu’elle engendre.

Les émotions auxquelles la personne a dû faire face sont multiples et d’une intensité très élevée : peur, colère, effroi, horreur, impuissance, rage, culpabilité, honte, sentiment d’être annihilé… Il y a eu en tout cas un sentiment suffisamment fort de danger physique et/ou psychique (atteinte ou menace sérieuse à l’intégrité physique et psychique).

On éprouve également le sentiment de ne pas avoir été préparé à vivre cette situation.

Lorsque dans ces circonstances, l’évènement et les réactions associées (émotions, pensées, sensations corporelles) ne parviennent pas à être acceptés ni intégrés, la personne souffre d’un état de stress post-traumatique.

 

Les mécanismes du trauma

L’homme/femme souffrant de psychotraumatisme met en place des stratégies de « cohabitation » avec l’évènement traumatisant. Elles lui permettent de vivre tout en maintenant l’élément « intrus », la partie traumatique à part dans le fonctionnement du psychisme (mécanismes dissociatifs).

L’expérience de l’élément traumatique s’en trouve aussi fragmentée. C’est comme un miroir qui s’est brisé en plusieurs morceaux, et chaque morceau détient une partie de la vision du trauma.

A côté de cette fragmentation de l’expérience, il s’en suit des états de perte de contact avec la réalité, de déconnexion, d’impression d’irréalité, d’engourdissement, paralysie psychique, d’impression de pilotage automatique. Des états d’hyperexcitation, de crise de panique, d’hyper vigilance peuvent également se produire.

 

Quelle psychothérapie pour les états traumatiques ?

Pour pouvoir faire face à ces états traumatiques, la psychothérapie doit pouvoir prendre en compte leur spécificité. C’est-à-dire leur nature et la manière dont les éléments émotionnels peuvent se déclencher de manière « automatique » dans les contextes qui les ramènent à la surface.

Les recherches récentes en neuropsychologie montrent que la porte privilégiée d’accès à nos attitudes et à une possible compréhension du trauma se trouve au niveau du ressenti corporel et affectif, celui-là même qui est directement mobilisé par nos états traumatiques et que nous avons tendance à fuir parce qu’il est difficilement tolérable.

L’image du sous-marin torpillé illustre assez bien les mécanismes de survie mis en place. Quand une partie du sous-marin présente une voie d’eau, on essaie de condamner, d’isoler la partie torpillée du reste du bâtiment. Le sous-marin continue à fonctionner, mais avec un élément en moins, et donc aussi avec des ressources partiellement ou totalement endommagées ou inaccessibles.

Pour réparer le sous-marin, il faudra lui permettre de remonter en surface pour vider les parties qui ont été noyées et réparer les avaries. Or tant que le sous-marin est dans une zone de guerre, il ne peut se permettre de se mettre à découvert en remontant en surface.

De même, l’installation d’un climat de sécurité et de confiance qui est recherchée dans la première phase de la psychothérapie, appelée phase de stabilisation, est fondamentale.

Ce n’est qu’ensuite qu’on parviendra à traiter les émotions et mémoires traumatiques. Cette 2e phase de la psychothérapie ou de la séance est appelée phase de métabolisation.

Enfin, la dernière phase du traitement pendant les séances et la psychothérapie concerne la réappropriation de son histoire de vie et la réorientation vers le plaisir et les choix de vie. Cette phase est appelée phase de réorientation et d’expansion vers le plaisir. La personne se trouve alors dans un sentiment de choix par rapport à sa vie.

La durée de la première séance est de 1 heure. Elle varie ensuite en fonction de ce qui sera décidé : de 45 min à 1h30.

Quels sont les bienfaits de la psychotraumatologie ?

  • Libérer la charge énergétique engrammée dans le corps et associée au traumatisme grâce à des exercices respiratoires  (RIE – Respiration d’Intégration Emotionnelle) et de relâchement corporel (TRE – Tension and Trauma Release Exercises)
  • Accroître la capacité d’intégration des émotions par l’organisme (par l’augmentation de la fenêtre de tolérance à l’activation émotionnelle).
  • Ramener l’intensité des éléments traumatiques à un niveau plus gérable afin de pouvoir les métaboliser et les intégrer.

Lorsque la personne souffre de traumatismes « simples », peu liés à des difficultés affectives vécues pendant l’enfance, le travail psychothérapeutique est souvent plus aisé et plus court. La personne pourrait même se remettre de son traumatisme en pratiquant simplement les exercices TRE® développés par David Berceli.

Pour plus d’informations, contactez Claudia Ucros au +32.479.339.433 ou par courriel à claudia.ucros@mac.com